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Prévention des risques psychosociaux (RPS) en entreprise

Risques psychosociaux

Définition : qu'appelle-t-on un risque psychosocial ?

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Les risques psychosociaux (RPS) désignent les risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par les conditions d’emploi, les facteurs organisationnels et les facteurs relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental. Cette définition est celle retenue par le rapport du collège d’expertise présidé par Michel Gollac, remis au ministère du Travail en avril 2011, qui constitue la référence française en la matière.

Cette démarche vise à identifier, prévenir et traiter les situations de tension au travail afin de limiter les impacts sur les individus et les collectifs de travail, et de renforcer durablement la qualité de vie au travail.

Elle s’inscrit dans une logique de prévention globale, en agissant à la fois sur les facteurs organisationnels et sur les dynamiques relationnelles au sein des équipes.

Les enjeux

Pourquoi agir et prévenir les risques psychosociaux dans votre entreprise ?

Prévenir les situations de stress et de surcharge au travail

Identifier les facteurs organisationnels et relationnels de risques

Réduire les situations de mal-être et de tensions internes

Améliorer le fonctionnement des équipes et du management

Développer une culture de prévention partagée dans l’organisation

Situations concernées

Dans quel cas faire appel à un intervenant extérieur ?

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Nous pouvons être mobilisés dans les cas suivants :

Surcharge de travail ou pression organisationnelle importante
Stress chronique ou situations de tension récurrentes
Conflits interpersonnels ou dégradation du climat social
Sentiment de perte de sens ou de reconnaissance
Signaux faibles de mal-être ou de fatigue professionnelle
Situations d’isolement ou de désengagement au travail
Difficultés liées aux changements organisationnels ou de restructuration
Quelques chiffres

Où en est-on ? Les données 2026 sur l'exposition aux RPS

La Dares a publié le 9 septembre 2026 les résultats de l’enquête Conditions de travail et risques psychosociaux 2024-2025, menée auprès d’environ 25 300 collaborateurs entre juillet 2024 et avril 2025. Elle actualise la précédente édition de 2016 et donne le panorama le plus récent disponible.

Ce qui s'améliore, en moyenne :

Pour la première fois depuis que l'indicateur est mesuré (années 1980), l'intensité du travail diminue. La part des salariés soumis à au moins trois contraintes de rythme passe de 43 % en 2016 à 38 % en 2024.
Les collaborateurs déclarent globalement de meilleures relations de travail, des exigences émotionnelles plus faibles et un sentiment accru de pouvoir réaliser un travail de qualité.

Ce qui se dégrade :

41 % des collaborateurs ne se sentent pas capables de tenir le même emploi jusqu'à la retraite, contre 38 % en 2016. Dans un contexte d'allongement des carrières, cet indicateur de soutenabilité est l'alerte principale de l'étude.
L'amélioration moyenne ne bénéficie pas aux employés peu qualifiés : pour eux, le travail s'intensifie, l'autonomie régresse et l'exposition aux comportements hostiles augmente.
Quatre collaborateurs sur dix restent exposés à au moins trois contraintes physiques, un niveau quasi stable depuis 2016.

Les 6 familles de facteurs de risques psychosociaux

Le rapport Gollac (2011) regroupe les facteurs de RPS en six familles. Cette grille est aujourd’hui celle utilisée par l’INRS, l’Anact et l’inspection du travail, et c’est elle qui structure l’outil RPS-DU de l’INRS. Toute évaluation sérieuse des RPS s’y réfère.

L'intensité et le temps de travail

Charge de travail, contraintes de rythme, objectifs irréalistes, interruptions fréquentes, horaires atypiques ou imprévisibles, difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Les exigences émotionnelles

Contact avec la souffrance ou la détresse d'autrui, nécessité de masquer ses émotions, exposition aux tensions avec le public, peur au travail. Ces exigences sont particulièrement fortes dans le soin, l'aide à la personne, l'accueil du public et la relation client.

Le manque d'autonomie et de marges de manœuvre

Faible latitude décisionnelle, procédures rigides, absence de participation aux décisions, sous-utilisation ou non-développement des compétences, travail prescrit sans possibilité d'ajustement.

La dégradation des rapports sociaux au travail

Défaut de soutien de la part des collègues ou de la hiérarchie, manque de reconnaissance, injustice perçue dans la répartition des ressources ou des efforts, conflits non régulés, comportements hostiles, harcèlement.

Les conflits de valeurs

Sentiment de faire un travail inutile, « qualité empêchée » — devoir bâcler un travail que l'on sait pouvoir mieux faire —, contradictions entre les consignes reçues et l'éthique professionnelle.

L'insécurité de la situation de travail

Crainte pour l'emploi ou la rémunération, changements organisationnels non concertés ou mal accompagnés, incertitude sur l'avenir du métier, restructurations.
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